
© Lucie Voltaire
12 rue des Meuniers, 75012 Paris
Compagnie Les Mômes – mise en scène Thouv Dimanche 15 février 2026 à 17h Lundi 16 février 2026 à 21h Samedi 21 février 2026 à 20h

© Lucie Voltaire
Alors qu’au théâtre de Poche-Montparnasse, se joue Les Justes d’après la pièce d’Albert Camus, le théâtre de la Camillienne propose de son côté une autre adaptation de l’œuvre du dramaturge. Pour un peu, l’on se croirait en Avignon, avec le In et le Off ! Car, au théâtre de la Camillienne, c’est une troupe de jeunes comédiens et comédiennes amateurs (mais prometteurs) qui mettent en scène la pièce et l’interprètent. Vous ne les connaissez pas encore, il s’agit là de leur première représentation. La troupe s’appelle Les Mômes, et a été créée en septembre 2025, par une bande de copains de l’EDHEC. Plus tard, d’autres copains les ont rejoint. Restait à trouver une pièce à monter. Rub (membre-fondateur) a suggéré Les Justes, autrement dit l’un des monuments de notre théâtre moderne. Un texte fort, qui dénonce à travers ses lignes la question de la violence au nom de la justice. Albert Camus a bâti sa pièce à partir d’un fait historique, prenant place à Moscou, en février 1905. On y retrouve un groupe de jeunes socialistes-révolutionnaires dans un appartement meublé simplement, échafaudant un attentat à la bombe contre la personne du Grand-Duc Serge (fils de l’empereur de Russie Alexandre II), pendant le règne de Nicolas II (son neveu). La pièce est articulée en cinq actes, le rideau ne tombe jamais, au contraire, cette jeune troupe a eu l’idée d’inviter sur scène un pianiste et un chanteur (Matthieu Gomez et Louis Legendre) qui temporisent l’entrée dans l’acte suivant.Tout comme ces jeunes révolutionnaires qu’ils incarnent, tous les acteurs sur scène sont mus par leur fougue, leur jeunesse, leurs débats d’idées houleux et contradictoires. C’est sans oublier le IVème acte, acte mémorable (et véridique), dans lequel La Grande-Duchesse Elisabeth – image fantomatique en grand deuil -, épouse du Grand-Duc assassiné, se confronte à l’assassin Yanek (Kaliayev) pour tenter de comprendre son acte et chercher à lui pardonner. Le metteur en scène, Thouv, qui selon la troupe sait tout faire, a concrétisé sa troisième mise en scène. Il s’est gardé le rôle de Skouratov, apportant à ce drame un peu de fantaisie. Vous l’aurez compris, après des acteurs confirmés, tels Serge Reggiani, Michel Bouquet, Maria Casarès, Marc Cassot, Denis Manuel, Marcel Bozuffi et plus près de nous Emmanuelle Béart, cette très jeune troupe d’amateurs n’a pas à rougir de sa prestation. Alors, on les attend pour leur nouvelle création, prévue courant juin 2026, avec une pièce plus légère, m’a-t-on confié !










