
Salle Cortot 78 rue Cardinet 75017 Paris
samedi 29 novembre 2025, 20h00,

Jean-Nicolas Diatkine, salle Cortot a offert à ses amis, à ses fans, à un public nombreux son concert annuel pour la sortie de son album Solo Musica (SM 551) : Six Moments musicaux D.780, Quatre impromptus D899, Mélodie Hongroise D 817 de Schubert. Alors, le programme :
Johannes Brahms : Rhapsodie N°1 op.79 Franz Schubert : Klavierstücke N°1 D.946 Ludwig van Beethoven : Sonate N°15 op.28 « Pastorale »
Entracte Franz Schubert : Six Moments musicaux D.780 Ludwig van Beethoven : Sonate N°23 op.57 « Appassionata »
Le concert a donc débuté avec une œuvre de Brahms. Une ouvre bien composée et qui montre que 70 avant, dans le deuxième mouvement de sa sonate n°15, Beethoven avec simplement quelques notes, en racontait plus et que sa manière de composer était plus riche, plus moderne, que ce que proposait Brahms! Diatkine nous avait alléché avec une belle histoire, il sait nous mettre l’eau à la bouche, mais le résultat était bien tiède malgré sa magnifique interprétation. Heureusement les histoires au sujet de Schubert et de ses Klavierstücke N°1 D.946 racontées par ce génial Jean-Nicolas nous ont totalement passionnés. C’est avec beaucoup d’imagination, de sureté, de fluidité, de limpidité, que ce superbe musicien a interprété ces pièces où toute l’âme schubertienne s’exprime sous ses doigts, tout particulièrement dans la deuxième avec des visions fantastiques d’angoisse, de désespoir, dans le style du Voyage d’Hiver. Mais c’est avec son compositeur de prédilection, Beethoven, qu’il nous a totalement subjugué ! Quel beau deuxième mouvement – l’andante – de cette sonate n°15 ! Entracte, juste le temps de nous remettre de nos émotions, enfin presque, car après nous avoir raconté des histoires vraies ou phantasmées, Diatkine s’est mis a joué Six Moments musicaux D.780 d’anthologie avec un Andantino hyper lent comme une fin de vie, bouleversant. Il y a un juge dans cette salle Cortot ce sont les fauteuils ! Ils grincent au moindre mouvement ! Le public était sur un petit nuage à l’écoute de ses moments, et aucun fauteuil ne broncha tant l’occupant était en état de lévitation. Beinh pour un pianiste bouddhiste cela paraît normal ! Mais le récital n’était pas terminé car le feu a été mis salle Cortot avec l’interprétation d’une violence inouïe de la Sonate N°23 op.57, de Ludvig van ! Le public a réussi à rester calme, mais vu la hauteur de ses bravos et de ses applaudissements c’était moins une qu’il cassa les dits fauteuils ! Diatkine l’a calmé avec un joli bis La Mélodie Hongroise. Sur l’album on retrouve ces Schubert, une belle manière de se souvenir de cet unique concert unique ! Eh oui, Jean-Nicolas Diatkine est un magique conteur d’histoires avec ses doigts ! Hélas ce ne sera que l’année prochaine qu’il va encore casser la baraque ! Reste ses albums…










