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« VIVA L’OPÉRA » : LE ROMANTISME 2 – Carl Maria Friedrich Ernest von WEBER

Carl Maria Friedrich Ernest von WEBER (1786-1826)

Carl Maria von Weber laisse 306 œuvres musicales. Der Freischütz (1821), Euryanthe (1823), Obéron (1826) sont les trois opéras composés par ce compositeur les plus connus.

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Der Freischütz (1821)

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Der Freiscütz est considéré comme Fidélio de Beethoven comme le premier opéra romantique. Il connu un triomphe lors de la première à Berlin le 18 juin 1821. Il est chanté en allemand. Son livret fut écrit par le poète Johann Friedrich Kind d’après un conte populaire germanique. Il devient le symbole de la naissance de l’opéra romantique allemand. Parmi les nombreux artistes qui ont été influencés par Der Freischütz figure le jeune Richard Wagner.

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L’intrigue se passe en Bohême vers 1648, juste après la guerre de Trente Ans.

Max, jeune  garde-chasse du Prince, se désole car il vient de perdre un concours de tirs, où a triomphé un simple paysan, Killian. Max aime Agathe, la fille du garde forestier Kuno. Il voudrait gagner le concours de tir du lendemain dont l’enjeu est la nomination du nouveau garde-chasse et obtenir ainsi la main d’Agathe. Son ami Kaspar le forestier a vendu son âme au maléfique Samiel et pour être sauvé, Kaspar doit lui amener une nouvelle proie. Kaspar, acculé, propose d’en fournir une par l’infortuné Max. Pour réussir son concours, Max accepte que Kaspar lui fournisse des balles magiques, sans savoir qu’il est l’enjeu de Kaspar et la proie du maléfique Samiel. Kaspar prépare sept balles pour Max, mais la dernière obéira à la volonté de Samiel, ce que Max ignore. Agathe prie et se prépare à épouser Max. Max surprend tout le monde lors du concours de tir. Le prince lui ordonne de tirer sur une colombe blanche avec la septième balle. Max tire, la colombe s’envole et Agathe tombe inanimée. Heureusement elle n’est pas morte car un ermite a détourné le coup sur le sinistre Kaspar qui meurt en blasphémant. Max avoue avoir participé au pacte avec le diable en acceptant la fourniture des balles magiques par désespoir et faiblesse et le Prince lui impose un délai d’un an avant de pouvoir épouser Agathe.

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Hamburg 1968 – Max: Ernst Kozub, Agathe: Arlene Saunders, Kaspar: Gottlob Frick, Ännchen: Edith Mathis, Ottokar: Tom Krause, Kuno: Toni Blankenheim, Kilian: Franz Grundheber, Hermit: Hans Sotin, Zamiel: Bernard Minetti, Brautjunegfer : Regina Marheheineke, Orchestre et Chœur de l’Opéra de Hambourg sous la direction de Leopold Ludwig, une distribution de rêve.

 

Obéron (1826)

Charles Kemble, le directeur de Covent Garden à Londres convainc Weber de composer un opéra en anglais, soit sur le mythe de faust soit sur le Songe d’une nuit d’été. C’est ce deuxième sujet que choisit Weber auquel il incorpore des éléments de La tempête. A été crée à Covent Garden de Londres le 12 avril 1826, le compositeur n’est pas satisfait du livret, défiguré selon lui par les dialogues parlés que le compositeur a décidé d’abandonner depuis son ouvrage précèdent Euryanthe. Affaibli par la tuberculose, il entreprend immédiatement la révision de la partition et l’adaptation du livret en allemand en revenant aux sources du poème de Christoph Martin Wieland mais meurt brusquement le 5 juin 1826. La version allemande d’Obéron sera créée de façon posthume à Leipzig le 23 décembre 1826.

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Puck « l’esprit espiègle d’Obéron » explique qu’Obéron s’est brouillé avec sa femme la fée Titania. Ils se réconcilieront lorsqu’ils trouveront un couple d’amants restés fidèles en dépit de tous les périls. Il apprend à Obéron qu’un jeune chevalier Huon de Bordeaux sur les ordres de Charlemagne doit aller à Bagdad pour demander la main de Reiza la fille du Calife. Puck va utiliser ce couple. Il endort Huon qui tombe amoureux de Reiza et le transporte à Bagdad. Mais Reiza doit épouser Babekan. Elle veut rester fidèle à Huon. Huon vient la délivrer ainsi que sa servante Fatima. Puck invoque les esprits pour que le bateau où les fugitifs ont embarqué fasse naufrage. Le navire se trouve aux mains de pirates qui capturent Reiza. Elle se trouve à Tunis au palais de l’Emir Almanzor qui la convoite. Roshana la femme de l’Emir est prête à aider Huon s’il le tue et l’épouse. Huon refuse. Arrêté par Almanzor Huon doit être mis au bûcher ainsi que Reiza. Sherasmin, l’amant de Fatima, au son d’un cor magique va renverser la situation. Ils font appel à Oberon pour arrêter ce cauchemar, ce dernier salue les amants fidèles et les transportent à la cour de Charlemagne. Huon lui rend compte de sa mission et lui demande le pardon qu’il lui a promis. Il lui pardonne et l’opéra se termine par un chœur de louanges et de remerciements

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1962 – livret de Erich Geiger. Direction de la Staatskapelle de Berlin par Heinz Fricke. Rezia: Ingeborg Wenglor, Hüon: Martin Ritzmann, Fatime: Hanna Schmoock, Gerard (Scherasmin): Werner Missner, Puck: Edda Schaller, Oberon: Lajos Pasztor, Titania: Evelyn Bölicke

bonus : Carlos Kleiber – Der Freischütz – Jägerchor !

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