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« LA MAISON DE LA RADIO ET DE LA MUSIQUE » : SHORE – SOW – KAVINA – SCHÄPERCLAUS – LE BALCON

Studio 104

116 avenue du Président Kennedy 75016 Paris

Samedi 13 mai 2013

Howard SHORE : Musique de film : Crash, Ed Wood, Esther Kahn, The Brood, The Shape of Rage –  Mass pour chœur a cappella (création française)

Lydia Kavina, thérémine

Chœur de Radio France

Kareen Durand, soprano

Cyril Verhulst, ténor

Lionel Sow, chef du chœur

Le Balcon

Mike Schäperclaus, direction

Sur le site nous avons fait un article récemment sur ce fameux compositeur devenu universellement connu par ses compositions pour les films de Peter Jackson Le Seigneur des Anneaux et la trilogie du Hobbit. (Concert qui a été donné avec des extraits le 12 mai à l’Auditorium de Radio France). Le concert de ce samedi nous a permis de (ré)entendre des extraits de Crash, The Brood –The Shape of Rage films de David Cronenberg avec qui il a énormément collaboré, d’Ed Wood de Tim Burton et d’Esther Kahn d’Arnaud Desplechin.

Le concert a débuté avec le chœur de Radio France dirigé par Lionel Sow dans la Mass pour chœur a capella. C’est une œuvre au ton classique, aux accents anciens, écrite d’une manière conventionnelle. L’interprétation des voix des femmes des hommes, puis le solo d’une soprano ou d’un ténor survolant le chœur, donne des effets, des tensions magnifiques, avec un sentiment d’éternité qui ne laisse pas indifférent. Le chœur de Radio France est toujours aussi parfait dirigé avec souplesse, délicatesse et précision. Cette musique est totalement différente de ce qu’il a composé pour Cronenberg ou d’autres réalisateurs et après l’entracte on a pu s’en rendre compte, même si nous la connaissions à travers les films et les disques qui ont été édités.

Donc après l’entracte ce sont des musiques telles que celles pour Ed Wood, la seule que Shore a composée pour Tim Burton qui à l’époque était en froid avec son compositeur attitré, Danny Elfman. Elle résume assez bien le côté ringard de Ed Wood, de son cinéma bis. L’originalité de cette musique est l’emploi du thérémine interprétée par la petite nièce de l’inventeur, Lydia Kavina. Elle donne ce côté science-fiction des années 50. Le thérémine est composé d’un boîtier électronique équipé de deux antennes, que l’on commande à distance avec ses mains pour faire varier les notes et leur volume. Il produit des sons étranges et c’est amusant de voir cette femme qui ne touche rien et simplement, avec des gestes précis de ses mains, elle fait émettre des sons en cadence avec les autres musiciens, sous la baguette de Mike Schäperclaus qui était très investi par ce qu’il dirigeait.

Ensuite l’orchestre le Balcon a interprété la jolie mélodie d’Esther Kahn. Il a fallu attendre quelques instants pour mettre en place tout ce qui était nécessaire pour les percussions et il y en avait.

Le devant de la scène était occupé par six guitaristes car si on se souvient de la musique très noire de Crash, ce sont les guitares qui prédominent dans les compositions. Pendant une bonne demie heure nous avons eu le plaisir d’entendre, cette musique si simple et qui par des arrangements subtils, racontait un univers étrange, glauque, une histoire de fétichisme de cicatrices, de relations complexes.

Le film est l’adaptation du roman de James Ballard (1973). C’est cette musique hallucinante qui termina ce concert unique et superbe.

Ces musiques on peut les retrouver en cd ou sur les plateformes. Le dimanche 14 ce ne seront que des musiques de concerts (des concertos) qui ont étés enregistrés en cd par des musiciens hors pairs…à suivre donc

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