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« SOLO MUSICA » : CHAOS STRING QUARTET – HOXHA GANIYEV

Deux albums à l’opposé chez Solo Musica.  Bach, Rebel, Ligeti, Beethoven avec le Chaos String Quartet pour l’un,  Mendelssohn et le violoniste Elvin Hoxha Ganiyev sous la direction d’Howard Griffiths pour l’autre. Deux albums intéressants.

Chaos String Quartet – Solo Musica SM552 – est un album concept comme cela se produit actuellement. Entre deux compositions on met des transitions d’à peine une minute. Les œuvres jouées : La fugue Op.133 de Beethoven, le Quatuor n°2 de Ligeti, Les Eléments de Jean-Féry Rebel (arrangement du Chaos), un arrangement pour quatuor d’un extrait de la Création de Haydn, un extrait du Quatuor n°3 de Schnittke, l’ouverture de Zaïs de Rameau et des extraits de fugues de Bach. Les transitions sont des virgules de Samu Gryllus, compositeur hongrois contemporain. Il est formé par Susanne Schäffer et Esther Kruchio violon, Dara Marzadori, alto et Bas Jongen , violoncelle. Fondé en 2019 sur les principes du chaos dans les arts, les sciences et la philosophie, le Chaos String Quartet combine une culture d’ensemble, avec une passion pour l’exploration d’approches expérimentales et d’improvisation. Les membres de l’ensemble apportent un dynamisme mettant en scène tout un univers de sons. Dans leur approche il rappelle la démarche du Kronos Quartet. Ici le morceau le plus important de l’album est quand même le quatuor de Ligeti. « Les cinq mouvements contiennent les mêmes idées musicales et formelles, mais l’angle de vue et la coloration sont différents dans chacun d’entre eux, de telle sorte que la forme musicale, en constante évolution, ne devient perceptible que lorsque tous les mouvements sont entendus et pensés comme une continuité » C’est ainsi que Ligeti voit son quatuor et c’est bien ainsi qu’on entend le Chaos l’interpréter. Magnifique. Ce quatuor a de la vitalité à revendre. Ce dynamisme on le retrouve dans les autres pièces de l’album – à écouter la grande fugue op.133. Le son du violon de Schäffer et de l’altiste Marzadori donne une couleur magique à l’ensemble. Un quatuor à découvrir, un disque à aimer.

Elvin Hoxha Ganiyev,  Concertos pour violon 1,2 de Félix Mendelssohn Bartholdy Württembergishe Philharmonie Reutlingen, Howard Griffiths, direction – Solo Musica SM 546 On avait découvert Elvin Hoxha Ganiyev dans les sonates de Ysaÿe – sur le site janvier 2025 – Il avait fait forte impression. Ici il s’attaque à un monument des violonistes, l’avantage que l’on a avec cet album c’est qu’il offre les deux concertos. Elvin Hoxha Ganiyev a beaucoup de talent et sa version du célèbre concerto est de très belle facture, elle vient enrichir la longue liste des excellents interprètes qui l’ont interprété, difficile de se hausser à la hauteur d’un Vengerov, Milstein, Kogan, Perlman, Stern…Il faut quand même ne pas faire l’impasse de cette version et surtout de l’autre concerto.

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