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« 1971, 50 ans déjà! » : RAM – IMAGINE – WHO’S NEXT – STICKY FINGERS

Ouah il y a 50 ans, un autre anniversaire, une année incroyable de chefs-d’œuvres musicaux. It Was a Very Good Year comme chantait Sinatra.  Les Beatles avaient disparu mais McCartney et Lennon sortaient leur meilleur album, The Rolling Stones offraient un album de légende et les Who pissaient sur le succès ! The Doors hélas allaient disparaître comme Jim Morrison quelques mois plus tard, Bowie commençait son ascension et Carole King démontrait son savoir-faire en tant que song-writer, interprétée par une pléiade de chanteurs(euses).

En 1971, Louis Armstrong quittait, ce wonderful word, Fernandel son accent, Jim Morrison découvrait le Père Lachaise, Audie Murphy laissait sa médaille of honor gagnée à 19 ans ! Igor Stravinsky allait se reposer à Venise, Jean Vilar abandonnait Avignon, Gene Vincent terminait de mettre des jeans et le compositeur boulimique de Hollywood, Max Steiner, le vent l’emportait, ces grands artistes sont tous partis il y a cinquante ans !

RAM est le seul album de Paul et Linda McCartney. Il paraît le 17 mai 1971. C’est un succès commercial, mais la critique, à l’époque, est peu séduite par cet album. Quatre décennies plus tard, Ram est devenu un des meilleurs albums de l’artiste. Ce disque a eu également un impact sur la relation qu’entretient McCartney avec John Lennon avec plusieurs piques à son encontre dans les textes. McCartney admet en interview : « Je trouvais que John et Yoko disaient à tout le monde ce qu’il fallait faire, d’où la phrase Too many people preaching practices. J’enrageais de les voir agir ainsi. Enfin, c’est la seule attaque ». Les paroles de 3 Legs, « When I thought that I could call you my friend, but you let me down » (« je pensais pouvoir te considérer comme mon ami mais tu m’as laissé tomber ») peuvent également prêter à toutes sortes d’interprétations. De même, faut-il voir dans les « Well well well well well » du début de Long Haired Lady un écho au titre Well Well Well de Plastic Ono Band? Enfin, une photographie de scarabées copulant, allusion à peine voilée aux Beatles, orne le verso de la pochette. Mis à part ces conflits, les 12 chansons admirablement arrangées par le toujours talentueux George Martin, orchestrateur des Beatles, sont d’une simplicité désarmante. Quelques mois après la sortie de Ram, McCartney monta un nouveau groupe nommé Wings.

Imagine est le second album solo de John Lennon et son plus connu. Il faisait remarquer que son contenu est similaire aux morceaux provocateurs enregistrés en 1970 avec le Plastic Ono Band. La différence, disait-il, est qu’Imagine était « chocolate-coated for public consumption » (enrobé de chocolat pour le grand public), en référence aux arrangements de cordes qui parsèment l’album. Trouvant des allusions désobligeantes dans Ram (Too Many People), la réponse de Lennon est virulente, avec sa chanson How Do You Sleep ?  La chanson Another Day y est citée : « The only thing you done was Yesterday, and now you’re just Another Day ».

Une photographie, format carte postale, est également incluse dans l’album, montrant Lennon chevauchant un cochon qu’il tient par les oreilles, parodie directe de la pochette de Ram sur laquelle McCartney saisissait un bélier par les cornes. L’énorme succès de l’album est dû la chanson Imagine qui est devenu un tube universel. Elle occupe la troisième place du classement du Rolling Stone Magazine des 500 plus grandes chansons de tous les temps (versions anglaises bien sûr). La présence de Phil Spector est importante pour la qualité de l’album. On y trouve les tubes tels que Jealous Guy, Oh My Love, How et des titres plus rock comme It’s So Hard, Give Me Some Truth, bref un album indispensable.

Alors les Who en remontant leur braguette, ont-ils vraiment pissé sur le monolithe à la 2001 Odyssée de l’Espace ? Ce serait un pied de nez à Stanley Kubrick qui aurait refusé de réaliser Tommy. Pete Townshend explique qu’à cause de ce visuel, « la pochette de ce disque à l’intitulé pathétique sent la pisse ». Who’s Next est le cinquième album studio du groupe de rock britannique sorti en août 1971. Il est développé à partir du projet avorté Lifehouse un opéra rock écrit par le compositeur principal du groupe Pete Townshend, dans le prolongement de l’album Tommy sorti en 1969. Huit des neuf chansons de Who’s Next sont extraites de Lifehouse, la seule exception étant My Wife écrit par le bassiste John Entwistle. Who’s Next est un succès immédiat lors de sa sortie. Il est depuis lors considéré comme le meilleur disque des Who et l’un des meilleurs albums rock de tous les temps. Certains titres servent de bande originale à des films ou à des séries télévisées. Les exemples les plus typiques en sont les séries américaines Les Experts : Miami et Les Experts : Manhattan dont les génériques sont accompagnés respectivement de Won’t Get Fooled Again et Baba O’Riley.

Une histoire de braguette on la retrouve dans l’album des The Rolling Stones : Sticky Fingers. Il est sorti en avril 1971 et il est le premier album réalisé pour leur propre maison de disques, Rolling Stones Records, ainsi que le premier avec Mick Taylor, guitariste, comme membre du groupe à part entière. La pochette de l’album dispose d’une fermeture éclair qui s’ouvre pour révéler un homme en sous-vêtements de coton. Elle a été imaginée par Andy Warhol. La photographie représente un entrejambe masculin serré dans des jeans étroits. Il s’agirait probablement de Corey Tippin, un artiste présent à la Factory à cette époque, mais Joe Dallesandro a revendiqué être le modèle. Enfin, c’est la première fois que figure sur un album des The Rolling Stones leur célèbre logo en forme de langue et de lèvres, créé par John Pasche. La fermeture éclair du disque pose problème aux détaillants, ceux-ci se plaignant qu’elle endommage les disques lorsqu’ils sont empilés les uns sur les autres. Par la suite, la fermeture est donc légèrement ouverte jusqu’au milieu du disque afin de réduire les dégâts le plus possible ! Cet album atteindra la première place des charts britanniques, américains, australiens, allemands, norvégiens, hollandais et canadiens. En France, il se classa à la troisième place. Le single Brown Sugar fut numéro 1 aux États Unis et numéro 2 au Royaume-Uni. Sticky Fingers sera certifié triple disques de platine aux USA en mai 1990 pour plus de trois millions d’exemplaires vendus. Bitch, Wild Horses, Sister Morphine,(composée avec Marianne Faithfull) sont aussi connus que Brown Sugar.

Sticky Fingers, un album indispensable pour tous ceux qui aiment le rock !

Á suivre les années 1971…

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