
©Ferrante-Ferranti
221, avenue Jean Jaurès 75019 Paris
samedi 7 juin 2026, 20h

Le concert du Prix de direction d’orchestre couronne les études au CNSMDP où le chef-fe dirige quatre œuvres, dont une contemporaine et une avec soliste. Ce samedi c’était Marie Célérier qui dirigeait l’orchestre du conservatoire, Tom Carré était le soliste, pianiste en 3ème cycle supérieur DAI (nous l’avons souvent cité et apprécié sur le site). Le concert a commencé avec Les Hébrides , ouverture op.26 (Londres 2) de Félix Mendelssohn Bartholdy. Le thème de cette pièce symphonique, élaboré en Écosse durant l’été 1829, évoque le souvenir d’une excursion que le compositeur avait faite à l’île de Staffa où se trouve la célèbre grotte de Fingal. Cette composition loin d’être descriptive est une vision impressionniste. Avec beaucoup de minutie et de maîtrise, Marie Célérier a su faire ressortir tout le romantisme que possède cette ouverture. Avec le célèbre Concerto pour piano en sol majeur de Maurice Ravel c’est un tout autre climat qui a été proposé au public nombreux et attentif. La version de Tom Carré était un peu trop sage bien que Célérier entrainait son orchestre de jeunes à chanter bien haut ! Après l’entracte on a eu un réel plaisir d’entendre deux compositions contemporaines. Octandre d’Edgar Varèse (1923) est écrit pour une formation réduite à huit interprètes. Maris Célèrier a dirigé cette œuvre avec beaucoup d’énergie. Les jeunes instrumentistes sont mis en valeur dans cette composition, surtout le hautboïste ( ?), le clarinettiste ( ?) et la flûtiste ( ?). Avec le Concert Românesc œuvre de jeunesse de György Ligeti (1957), à partir d’ airs du folklore roumain Ligeti flirtait avec Bartók. Marie Célérier a poussé l’orchestre à se donner à fond et le premier violon ( ?) était un vrai virtuose tzigane ! les cors ( ?) n’étaient pas en reste ! On aurait aimé les citer tous ces jeunes, hélas le programme ne donnait pas les vrais noms ! Voilà un concert formidable qui montre qu’il y a un creuset important de jeunes talents au Conservatoire. Quant à Marie Célérier une grande carrière l’attend !










