
2 Rue Saulnier 75009 Paris
Une pièce écrite et mise en scène par Cyrille Ramos, interprétée par Matthieu Rey
jouée tous les dimanches à 18h jusqu’au 29 mars 2026

L’HISTOIRE Un homme raconte comment le pouvoir du cinéma lui a permis de sublimer sa vie, de le protéger de possibles douleurs et, parfois, de le sauver des apparences trop difficiles à accepter. À trop vivre dans un monde emprunté aux films, il en oublie de s’accepter dans le réel. Pour comprendre sa situation, il déroule les étapes de sa vie.
L’AVIS Bon, le théâtre n’est pas le pays du réel. C’est le pays du vrai écrivait Victor Hugo. Bien qu’illusion c’est bien là où les vérités les plus profondes se révèlent. Le cinéma c’est mieux que la vie disait François Truffaut. C’est avec ces axiomes que Cyrille Ramos a construit malicieusement sa pièce. Magnifiquement interprétée par Matthieu Rey on se pose la question, tellement il est convaincant, si c’est sa propre vie qui se déroule sous nos yeux. À l’aide de plus d’une quarantaine d’extraits de textes de film, des petites virgules, ce comédien de quarante ans raconte la vie (sa vie) d’un homme attiré par les hommes et la difficulté de vivre cette passion. Tantôt touchant, tantôt amusant – la scène de la gay pride où avec ses copains déguisés en folles style Priscilla folle du désert il est en première page d’un journal et c’est ainsi que ses parents apprennent ce qu’ils savaient déjà est très drôle – C’est avec une certaine légèreté que Matthieu parle de moments lourds à vivre en tant qu’homosexuel – la mise à l’écart, le sida, les étreintes sans amours – mais le rouge est mis, silence ! action ! et ce sont des extraits de dialogues hyper connus que Mathieu joue, vit pour vivre, en changeant d’intonation à chaque réplique que cela soit celle de Belmondo dans À Bout de Souffle, ou de Gabin dans Un Singe en Hiver, de Suzanne Flon dans L’Été Meurtrier où celle hallucinante de de Funès dans Hibernatus ou incroyable de Jacqueline Maillan dans La Saison du Plaisir. Et là l’acteur prend lui aussi un réel plaisir à jouer ces extraits, changer de voix, de registre, bref montrer tout son talent d’acteur ; car un acteur ne vit que sur scène, que par la scène et qu’importe sa vie intime. Jouer de tout son être, avoir plusieurs vies, c’est une histoire sans fin la vie d’un acteur. C’est tout cela que l’on ressent quand Rey (le roi de la scène sans jeux de mots) salut le public quand le rideau tombe et que les lumières de la salle se rallume et que le public continue à l’applaudir. Juliette Gréco chantait je hais les dimanches, beinh si elle était venue à la Divine Comédie elle aurait changé d’idée ! C’est seulement une question d’atmosphère, atmosphère, comme c’est bizarre, beinh Nobody is Perfect ! Bon on va se calmer, à dimanche 18h Monsieur Mathieu Rey !










