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« LES PIANISSIMES » : MENDELSSOHN – CHAUSSON – MAIATSKY – SCIALOM – KUZMA

 

Cercle Suédois, 242 rue de Rivoli, 75001 Paris

lundi 18 décembre à 20h

Ionah Maiatsky, piano, Iris Scialom, violon, Paul-Marie Kuzma, violoncelle

C’est dans le charmant espace du Cercle suédois que ces trois formidables musiciens ont interprété un trio de Mendelssohn et un de Chausson. Ionah Maiatsky et Paul-Marie Kuzma ont formé en 2018 le duo Ermitage, qui se perfectionne actuellement auprès de Claire Désert. Ionah Maiatsky suit un master de piano au CNSMDP avec Marie-Joseph Jude et vient de remporter le 1er Prix du Concours Albert Roussel. Le violoncelliste Paul-Marie Kuzma, 23 ans, a suivi l’enseignement de Jérôme Pernoo au CNSMDP et a été sélectionné dès sa sortie du Conservatoire pour entrer à l’Orchestre de Paris. Un fait assez unique. Quant a Iris Scialom qui est venue compléter le duo pour jouer ces trios, elle est entrée au CNSMDP à l’âge de 13 ans, est lauréate de nombreux concours internationaux et donne régulièrement des concerts.

Pas évident de se fondre ainsi en trio. Et pourtant ils ont allié la fougue et la poésie dans leur Mendelssohn. Il y avait une juste place entre classicisme et romantisme. Équilibre parfait, justesse, une romance avec parole (ah il faut oser la faire celle-là !) ; il manquait juste un petit peu d’abandon dans le second mouvement, mais, pas très content de son interprétation, le trio sans nom la refait en bis, et, plus décontracté, c’était une vraie merveille à le réentendre. Ici dans ce cercle c’était une manière de s’essayer en formation de trio. Le trio de Chausson, œuvre de jeunesse, est assez bizarrement construit. Il constitue la première composition d’envergure de ce jeune compositeur, avec des audaces qui posent quelques problèmes pour l’aborder correctement? On passe d’un mouvement dramatique à un second mouvement, intitulé Vite, une espèce de scherzos, très léger, à la Mendelssohn pour le coup, puis tout retombe dans une sorte de mélancolie…Compliqué de donner un sens à tout cela et suivre ce que propose les musiciens pour un auditeur lambda ! Et que dire de son quatuor ! Dehors, en face, aux Tuileries il y a la fête foraine qui bat son plein ! À travers les fenêtres nous pouvions apercevoir un étrange manège qui emporte le public très très haut et vite, pour redescendre très très bas et lentement ! C’est exactement ce qu’on avait comme impression avec la musique de Chausson dans ce charmant salon du Cercle Suédois. On était bien à la fête avec ces trois jeunes et talentueux musiciens. Espérons qu’ils pourront continuer à jouer ensemble, ils sont vraiment fait pour s’entendre ces trois là.

 

 

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