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« VIVA L’OPÉRA » : UNE VIE POUR LE TSAR – Mikhaïl Ivanovitch GLINKA

UNE VIE POUR LE TSARMikhaïl Ivanovitch GLINKA

  Le 11 mai 2020 on pensait en avoir fini avec le confinement, le 14 juillet notre cher Président – n’y voyez aucune coïncidence avec le choix de cet opéra… – nous avait promis que ce ne serait plus qu’un mauvais souvenir…et bien ce mois de novembre la France sombre dans la mélancolie, le grand n’importe quoi; novembre c’est le mois de se souvenir des morts. La viande avariée est mise au frigo pendant quatre semaines histoire de la ressortir en décembre comme cadeau de Noël et on recommencera après les fêtes …Qu’importe que la culture sombre, ce n’est pas le problème de nos ministères ubuesques. Alors nous vieillecarne (à prendre au second degré bien sûr) on avait arrêté de pousser de la voix avec Berlioz et sa Cassandre qui disait bien que tout foutrait le camp, et son Faust qui nous damnait – on n’a pas de Marguerite mais une Brigitte pour nous sauver des Enfers – et qu’il était temps de préparer notre Requiem !

Avec Berlioz et la Russie il y a comme une histoire d’amour. Il y est allé souvent. Les jeunes compositeurs russes partageaient tous, avec Glinka, une admiration pour la musique du compositeur et celle-ci aura une influence à long terme. C’est en Italie que Berlioz rencontra Glinka ; le séjour en Italie de ce dernier aura une conséquence inattendue: il le convaincra que son avenir de compositeur réside non pas dans l’imitation des modèles italiens mais dans la recherche d’une voix russe authentique.

©DR

Mikhaïl Ivanovitch Glinka est né le 1er juin 1804 à Novospasskoïe en Russie occidentale et mort le 15 février 1857 à Berlin. Il est le fondateur de l’école musicale russe moderne, l’inspirateur du Groupe des cinq (Alexandre Borodine, César Cui, Mili Balakirev, Modeste Moussorgski, Nikolaï Rimski-Korsakov). Mikhaïl Glinka a laissé environ 195 œuvres musicales. C’est avec ce compositeur que pour la première fois une musique spécifiquement russe commence à apparaître, et qu’on retrouve dans ses opéras : Une Vie pour le Tsar , Rouslan et Ludmila . Une vie pour le Tsar s’inspire de la légende du héros national russe Ivan Soussanine. La base historique de l’intrigue est le sacrifice d’Ivan Soussanine, un héros patriote du début du XVIIème siècle, qui lors de l’expulsion de l’armée d’invasion polonaise, a donné sa vie pour le Tsar Mikhail nouvellement élu en 1613 le premier de la dynastie Romanov.

Ce chef-d’œuvre de Glinka a été inspiré par un opéra précédent, Ivan Susanin, du compositeur italien russisé Catterino Cavos. Le titre original de l’opéra devait être Ivan Soussanime mais après que le Tsar Nicolas Ier ait assisté à une répétition, Glinka a changé le titre en Une Vie pour le Tsar comme un geste de remerciement. Sous le régime soviétique, il est monté sous le titre Le Marteau et la Faucille, mais la production n’a pas été un succès et a été abandonnée. Le 26 février 1939, l’opéra a été remonté sous le titre que Glinka avait initialement choisi, Ivan Soussanine.

Le titre Une Vie pour le Tsar a été redonné après la fin de l’Union Soviétique. Cet opéra occupe une place importante dans le théâtre musical russe, car il est le premier opéra à gagner une place permanente dans le répertoire.

Il a été aussi l’un des premiers opéras russes à être connus en dehors de la Russie. L’opéra a été créé le 9 décembre 1836 au Théâtre Bolchoï Kamenny à Saint-Pétersbourg. Ce n’est qu’en 1896 qu’il sera créé à l’Opéra de Paris. https://www.youtube.com/watch?v=xCc0uc3QoU4 Donné au théâtre du Bolshoï à Moscow en 1992. Texte du baron G. F. Rosen dans la version d’ Evgeny Levashov. Evgeny Nesterenko : Ivan Susanin, un paysan. Marina Mescheriakova : Antonida, sa fille. Alexander Lomonosov : Sobinin le fiancé d’Antonida. Elena Zaremba : Vanja, une orpheline. Boris Bezhko : Officier polonais. Chœur et Orchestre du Bolchoï sous la direction d’Alexander Lazarev. Mise en scène: Valery Levental.

Un bonus : Anna Netrebko dans la cavatine d’Antonida sous la direction de Valery Gergiev avec l’Orchestre du Théâtre Marrinsky.