
12 rue de Cortot 75018 Paris
jusqu’au 15 Février 2026

L’ École de Paris désigne le formidable élan artistique né à Paris au début du XXème siècle, lorsque des artistes venus du monde entier – notamment d’Europe de l’Est, mais aussi d’Espagne, d’Italie, du Japon, du Mexique, de Grande-Bretagne ou des États-Unis – s’installent à Montmartre puis à Montparnasse, faisant de la capitale leur terre d’inspiration et d’accomplissement de leur art. Cette constellation d’artistes, souvent marqués par l’exil et portés par la quête d’un langage universel, participe à l’éclosion d’une modernité plurielle.

Cubisme, fauvisme, expressionnisme se côtoient, révélant la force créative qui contribue à redéfinir les codes de l’art moderne. Reflet de ce formidable élan, la collection Marek Roefler incarne avec une rare intensité l’esprit et la diversité de l’École de Paris. Conservée à la Villa La Fleur, près de Varsovie, elle est présentée pour la première fois hors les murs, à travers une sélection emblématique d’œuvres. Cet ensemble unique est donc présenté dans le quartier même où ces artistes ont créé avec profusion.

L’exposition célèbre donc la puissance de la rencontre : celle des cultures, des sensibilités, des parcours. Ce brassage culturel fait émerger une scène artistique foisonnante où postimpressionnismes, cubisme, fauvisme, expressionnisme se côtoient et se mêlent, donnant naissance à de nouvelles créativités. Les noms d’artistes reconnus tels que Ossip Zadkine, Tamara de Lempicka et Moïse Kisling, accompagnent ceux d’une génération souvent moins connue du grand public mais essentielle à la richesse du mouvement : Henri Hayden, Eugène Zak, Henri Epstein, Mela Muter, Maurice Mendjizky, Simon Mondzain, Wladyslaw Slewinski, Jozef Pankiewicz, Louis Marcoussis, Alice Halicka, ou encore les sculpteurs Auguste Zamoyski, Boleslas Biegas et Jozef Csaky.

Le parcours de l’exposition illustre l’étendue du foisonnement créatif de l’École de Paris, ainsi que la pluralité de styles qui caractérise ce mouvement. L’influence de Cézanne, Gauguin et de Van Gogh côtoie le développement autonome de plusieurs artistes, qui fondent leur propre esthétique sous l’égide de la libre pensée, dans les années où Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Ambroise Vollard et tant d’autres contribuent au rayonnement intellectuel et marchand des avant-gardes.

En célébrant la pluralité et l’audace de ces créateurs, l’exposition convie à redécouvrir le rôle central de Paris dans l’histoire de l’art moderne et à ressentir l’élan collectif qui a profondément transformé ses codes. Il reste encore un week-end pour aller apprécier le talent de tous ces artistes!










