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« A TOUCH OF MUSIC N° 24 » : BROUGHTON – FRIED – GOLDSMITH – ISHAM – SMALL

MELODRAMAS – TWENTY PLUS TWO – A COLD WIND IN AUGUST

Compositeur : Gerald Fried                                                                                                                                                      Réalisateurs : Joseph M. Newman, Alexander Singer                                                                                                                Dragon’s Domain Records DDR877

Né en février 1928 dans le Bronx, Gerald Fried a étudié le hautbois à la Julliard School of Music, dont il est sorti diplômé en 1945. Parmi ses premiers amis figurait un jeune homme brillant nommé Stanley Kubrick. Tous deux fréquentaient Greenwich Village et échangeaient sur leurs centres d’intérêt naissants : la musique classique pour Fried et le cinéma pour Kubrick. Ces passions ont fini par converger lorsque Kubrick a entrepris de réaliser Day of the Figh, un court métrage de 18 minutes consacré à la boxe. Sachant que Fried était musicien de formation, Kubrick lui a demandé de composer la musique de son film. Fried a accepté et a passé des mois à aller au cinéma pour comprendre le fonctionnement des bandes originales, aucune école ni aucun cours de musique de film n’existant à l’époque. Fried a composé une musique réussie, et Kubrick a vendu le film à RKO Pathé. Il a par la suite collaboré à nouveau avec Kubrick pour composer la musique de quatre autres de ses films, dont L’Ultime Razzia,  (The Killing) et Les Sentiers de la gloire (Paths of Glory), œuvres grâce auxquelles le jeune cinéaste a acquis sa notoriété. Après le succès de L’Ultime Razzia (The Killing) en 1956, Kubrick s’installe à Los Angeles, bientôt rejoint par Fried ; ce dernier est immédiatement engagé pour composer et arranger la musique de plusieurs films, dont The Vampire, The Return of Dracula, Machine-Gun Kelly, I, Mobster, I Bury the Living et Timbuktu (1959). Dans les années 1960, Fried se tourne vers la télévision et signe la musique d’épisodes de séries telles que L’Île aux naufragés (Gilligan’s Island), Des agents très spéciaux (The Man from U.N.C.L.E.), Mission impossible et Star Trek. Sa partition la plus célèbre de cette décennie est celle de la mini-série Racines (Roots) en 1977 ; il en a repris la composition après que Quincy Jones, ayant pris du retard, s’est trouvé dans l’impossibilité de respecter les délais de diffusion de cette œuvre de huit heures. Jones et Fried ont tous deux remporté un Emmy Award pour leur travail musical. Durant les années 1980, Fried a continué à composer pour des séries télévisées, des téléfilms, des documentaires et, occasionnellement, pour le cinéma. Le compositeur s’est éteint le 17 février 2023 à l’âge de 95 ans. Dragon’s Domain Records présente Gerald Fried: Melodramas, une compilation d’un vingtaine de thèmes incluant la première mondiale des bandes originales de Twenty Plus Two et A Cold Wind in August. Fried demeure une figure clé de l’évolution de la musique pour le cinéma et la télévision.

THE GIRL, THE GOLD WATCH & DYNAMITE

Compositeur : Bruce Broughton                                                                                                                                                  Réalisateur : Hy Averback                                                                                                                                                        Dragon’s Domain Records DDR858

Dragon’s Domain Records présente la première mondiale de la bande originale du téléfilm The Girl, the Gold Watch & Dynamite (1981). La musique est signée Bruce Broughton. Le film est réalisé par Hy Averback sur un scénario de George Zateslo — d’après le roman de John D. MacDonald,  Il met en vedette Philip MacHale, Lee Purcell, Burton. Bruce Broughton, lauréat de dix Emmy Awards et nommé aux Oscars, a débuté sa carrière dans la musique de film en 1973. Il a composé pour de nombreuses séries télévisées — allant de Gunsmoke, Hawaii Five-0 et Dallas à JAG et The Orville, ainsi que pour des mini-séries comme The Blue and the Grey et The Old Man and the Sea, et des longs métrages tels que Silverado, Young Sherlock Holmes, Harry and the Hendersons, Tombstone et Honey, I Blew Up the Kid. Broughton compte plus de 130 partitions à son actif. Outre ses activités de compositeur et de chef d’orchestre accompli, Broughton a enseigné à la UCLA Herb Alpert School of Music ainsi qu’au département de composition pour l’écran de la USC Thornton School of Music, et occupe actuellement le poste de compositeur en résidence pour les médias à l’Université du North Texas. La musique composée pour ce film contribue grandement à l’atmosphère enjouée du film. Sa partition mêle des sonorités orchestrales ludiques à un souffle d’aventure, renforçant ainsi aussi bien la dimension comique que le suspense de l’intrigue. Des passages légers aux bois et des motifs rythmiques alertes accompagnent les moments de comédie, tandis que des thèmes orchestraux plus amples soulignent les péripéties et les courses-poursuites qui rythment le récit. Diffusé à la télévision en octobre 1981, The Girl, the Gold Watch & Dynamite est la suite de The Girl, the Gold Watch & Everything (sorti l’année précédente et adapté du roman de 1952 de John D. MacDonald). Pour ce deuxième volet, les acteurs principaux originaux ont été remplacés par Philip MacHale et Lee Purcell ; l’histoire poursuit les aventures de Kirby Winter (MacHale), un jeune homme affable mais quelque peu naïf qui hérite d’une mystérieuse montre de poche léguée par son oncle excentrique. La montre possède un pouvoir extraordinaire : lorsqu’elle est activée, elle peut arrêter le temps pour tout le monde sauf celui qui la tient, conduisant à une variété de situations humoristiques et pleines de suspense, alors que Kirby et sa fougueuse petite amie Bonnie Lee Beaumont (Purcell) tentent d’utiliser la montre pour sauver sa ferme familiale des promoteurs immobiliers sans scrupules. De ce fait, Kirby et Bonnie doivent faire appel à leur intelligence et au pouvoir extraordinaire de la montre pour déjouer une série d’antagonistes de plus en plus désespérés.

THE JOEL GOLDSMITH COLLECTION (VOLUME 3)

Compositeur : Joel Goldsmith                                                                                                                                                  Réalisateur : John Lafia                                                                                                                                                                   Dragon’s Domain Records DDR894

Dragon’s Domain Records présente une troisième compilation de musiques issues de la vaste filmographie du compositeur de cinéma et de télévision Joel Goldsmith. Il est né le 19 novembre 1957 à Los Angeles (Californie) ; il était le troisième des quatre enfants de la chanteuse Sharon Hennagin et du légendaire compositeur Jerry Goldsmith. Depuis sa première composition pour le cinéma, une collaboration avec Richard Band, alors débutant, sur le thriller de science-fiction à petit budget Laserblast (1978),  Joel a signé la musique de nombreux longs métrages et téléfilms tout au long des années 1980 et 1990. Parmi ses œuvres figurent la série de science-fiction Super Force (1990), le thriller de science-fiction Moon 44 (1990) de Roland Emmerich, ainsi que la comédie familiale Little Miss Millions (1993) de Jim Wynorski. Après Les Incorruptibles (série télévisée), Joel a composé la musique de séries telles que Hawkeye (1994) et Viper (1994, également connue sous le titre Bad Blood), ainsi que celle de Kull le Conquérant (1997), de la série télévisée Witchblade (2000), de Hélène de Troie et de plusieurs déclinaisons de la franchise télévisée Stargate (1997-2011). Il a également créé des effets sonores synthétiques pour Star Trek, le film (1979) et composé de la musique additionnelle pour Star Trek : Premier Contact (1996). Sorti en 2006, Call of Duty 3 constituait le dernier volet en date de la franchise de jeux de tir à la première personne lancée en 2003, perpétuant l’accent mis par la série sur les combats intenses de la Seconde Guerre mondiale. Plutôt que de présenter la guerre sous un angle unique, le jeu a poursuivi la tradition de la franchise consistant à proposer de multiples points de vue. Les joueurs incarnent des soldats issus de quatre armées alliées différentes : américaine, britannique, canadienne et polonaise. La musique de Goldsmith confère une dimension dramatique et émotionnelle aux scènes de combat du jeu. Sa partition allie une écriture orchestrale puissante à une intensité rythmique, soulignant à la fois l’héroïsme et la tension qui règnent sur le champ de bataille. Les thèmes amples des cuivres et les percussions au rythme haletant évoquent l’envergure de la campagne des Alliés, tandis que des passages plus calmes mettent en lumière le coût humain de la guerre. La seconde bande originale figurant sur l’album est celle du film d’horreur et de science-fiction de 1993, Man’s Best Friend. Réalisé par John Lafia et interprété par Ally Sheedy, Lance Henriksen et Robert Costanzo, le film mêle des éléments de thriller, d’horreur et de satire grinçante, tout en explorant les thèmes de l’expérimentation scientifique et de la relation complexe que l’humanité entretient avec la technologie et la manipulation génétique. Pour Man’s Best Friend, Goldsmith a composé une bande originale tendue et atmosphérique, mêlant écriture orchestrale et éléments électroniques pour refléter à la fois les origines scientifiques de Max et l’horreur croissante de l’intrigue. La musique de Goldsmith contribue à maintenir le sentiment de danger imminent tout en renforçant l’ironie tragique au cœur de l’histoire.

JAWS: THE REVENGE

Compositeur : Michael Small                                                                                                                                                    Réalisateur :  Joseph Sargent                                                                                                                                                          Intrada INT-ISC307

La musique composée par Michael Small pour le quatrième volet de la saga Les Dents de la mer (Jaws), fait enfin l’objet d’une première édition officielle ! La partition intégrale est présentée en stéréo dynamique, issue des mixages originaux des séances d’enregistrement, grâce à Universal. Si Small reprend le célèbre motif du requin de John Williams, il l’enrichit d’une quantité considérable de compositions originales. Alors qu’Ellen Brody se persuade que le requin a juré d’anéantir les derniers membres de sa famille, elle riposte avec une détermination farouche ; le compositeur Michael Small livre, lui aussi, une véritable bataille pour la survie. L’action est omniprésente ! Autre atout : le cadre des Bahamas offre au compositeur – tout comme au requin – un nouvel environnement riche et stimulant. D’importants montages effectués en post-production avaient conduit à écarter certaines séquences musicales du film final. Intrada présente aujourd’hui chaque séquence telle que Small l’avait conçue, y compris les passages supprimés au montage. Des versions alternatives sont également incluses en guise de bonus. Pour le générique de fin, le compositeur livre une superbe interprétation du thème complet des Dents de la mer de Williams, suivie d’une brève coda de sa propre création. Une musique palpitante ! Direction d’orchestre : Michael Small.

TIMECOP (DELUXE EDITION)

Compositeur : Mark Isham                                                                                                                                                      Réalisateur : Peter Hyams                                                                                                                                                              Varèse Sarabande VSD-TIMECOPDLX

Sorti en 1994, Timecop marque la première collaboration entre Jean-Claude Van Damme et le cinéaste Peter Hyams. Composée par Mark Isham, la bande originale à la fois chargée d’émotion et de suspense, et portée par des percussions percutantes est, tout comme le film, un titre culte pour les fans depuis des décennies. Varèse Sarabande propose aujourd’hui l’intégralité de la partition musclée et percutante d’Isham pour Timecop ; cette édition révèle de nouvelles facettes de cette collaboration sans fioritures et de l’énergie vertigineuse qui en émane, tout en incluant des entretiens inédits avec Isham et Hyams au sujet de ce film très apprécié des amateurs de Van Damme.

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