
Le Nord de la Calabre offre une Italie discrète, chaleureuse et profondément attachante. Entre la mer Tyrrhénienne et les reliefs du massif du Pollino, le paysage alterne entre côtes lumineuses, bourgs perchés et vallées plus secrètes. Ici, tout semble vivre au rythme d’un Sud encore bien enraciné dans ses traditions.

Sur le littoral, les plages – San Nicola Arcella – mais plus à l’intérieur, les routes grimpent vers des villages de pierre, des églises anciennes, des places tranquilles et des panoramas ouverts sur la montagne – Aieta – Santa Domenica Talao – Papasidero, Morano Calabro….

Le Nord de la Calabre garde aussi la mémoire d’un passé très ancien. Grecs, Romains, Byzantins, Normands et Espagnols y ont laissé leurs traces, visibles dans l’architecture, les ruines, les traditions et même dans l’âme des lieux. Ce patrimoine, souvent modeste mais bien vivant, donne à cette région une profondeur particulière.

Le 26 juillet Santa Domenica Talao honore son saint, Saint Joseph, une occasion à faire la fête !

Morano Calabro avec son château en ruine, ses petites églises dont une avec des peintures du XVIIème siècle et des statues de Bernini, oui de Bernini en marbre de Carrare, est réputé pour être l’un des plus beaux villages d’Italie surnommé la Crèche du Pollino en raison de sa disposition en cascade à flanc de colline… Le Nord de la Calabre se découvre lentement. C’est une terre de contrastes, de mémoire et de lumière, où la mer et la montagne se répondent sans jamais se ressembler tout à fait.

Le Nord de la Calabre se visite mieux sans empressement. C’est une terre qui ne se donne pas d’un seul coup, mais qui laisse au voyageur patient des images durables : une route en corniche, une place à l’ombre, une mer éclatante au loin, un village qui semble tenir debout par la seule force de l’habitude et de la mémoire. Une belle région, sincère, contrastée, et singulièrement attachante.

Le Nord de la Calabre il faut l’arpenter, s’y perdre un peu, accepter les détours et les pauses. C’est une région qui récompense la curiosité plus que la précipitation. Le promeneur pressé verra la mer, quelques villages, une route sinueuse. Le voyageur attentif découvrira un territoire dense, cohérent dans ses contrastes, profondément méditerranéen, mais jamais banal. Tiens à Sybari, si on cherche bien on peut trouver Le Parc Archéologique (situé à Cassano allo Ionio).

Il abrite les vestiges superposés de trois civilisations antiques : la cité grecque de Sybaris (VIIème siècle. av. J.-C.), la ville classique de Thurii et la colonie romaine de Copia. Les ruines du grand théâtre romain et bains datent de l’âge de Trajan (53-117 apr. J.-C.) et contiennent quelques mosaïques de sol bien conservés et qui sont très beaux et intéressants. Il y a un musée, en travaux depuis des années, chut on n’en parle pas…le musée contient les restes de certaines des plus vieilles villes importantes de la Calabre, tels que Sybaris, Thurii et Copia, ainsi que divers vestiges préhistoriques, qui témoignent de l’ancienneté de ces colonies.

Le Nord de la Calabre on y vient pour le soleil, et l’on repart avec des images plus tenaces : une ruelle vide à midi, une falaise au loin, une place d’église, un marché, le bruit d’un scooter dans un bourg endormi, un vieux centre qui tient encore debout envers et contre tout.

Le Nord de la Calabre n’a pas besoin d’en faire trop. C’est même là sa force. Il a le charme des terres qui n’ont pas été poliés par le tourisme de masse, la beauté des régions qui gardent leur accent, leur tempo, leur grain. Bref, une Italie de caractère, au meilleur sens du terme.










