
DEUX GRANDES FILLES DANS UN PYJAMA / LE MUR DE L’ATLANTIQUE / QUI ?
Music Box Records MBR-259 Compositeur : Claude Bolling Réalisateurs : Jean Girault, Marcel Camus, Léonard Keigel
Music Box Records présente trois bandes originales de films composées par Claude Bolling entre 1970 et 1974 : Le Mur de l’Atlantique, Deux Grandes Filles dans un pyjama et Qui ?.Cet album met en lumière la grande versatilité de Claude Bolling. Jazzman dans l’âme depuis son adolescence, il explore ici des univers très différents. Pour Deux Grandes Filles dans un pyjama (Jean Girault), il signe une musique légère et insouciante, pleine de charme et de swing. Le célèbre slow au saxophone de Claude Luter crée une atmosphère propice à la séduction maladroite de Lionel (Jacques Jouanneau) auprès de deux jeunes touristes étrangères. Bolling y mêle flûtes, xylophone, cuivres et cordes avec une touche d’humour, allant jusqu’à convoquer Beethoven de façon burlesque pour les scènes de suspense.
Pour Le Mur de l’Atlantique (Marcel Camus), Bolling signe une partition plus contrastée, mêlant humour et tension. L’hymne God Bless Rugby et le thème allemand Kamerad structurent le récit, culminant dans une longue poursuite finale où les deux motifs s’entremêlent. Enfin, avec Qui ? (Léonard Keigel), Bolling s’aventure avec succès dans la pop et le rock californien. Les chansons, dont le célèbre Who Are You?, accompagnent les trajets en voiture de Serge (Maurice Ronet) et Marina (Romy Schneider). Enregistré à Londres aux studios Morgan, ce score mêle basse électrique, piano nerveux et ambiances psychédéliques. Cet album, inclut en bonus deux titres rares issus du 45 tours de 1973 (Concert Piano + Voices of Mother Nature). Il est accompagné d’un livret de 8 pages rédigé par Gilles Loison.

LES CAPRICES DE MARIE / JULIE POT-DE-COLLE / L’INGÉNU
Music Box Records MBR-263 Compositeur : Georges Delerue Réalisateurs : Philippe de Broca, Norbert Carbonnaux
Music Box Records présente un album consacré à trois partitions rares de Georges Delerue pour le cinéma des années 1970 : Les Caprices de Marie, Julie pot-de-colle et L’Ingénu. Pour Les Caprices de Marie (Philippe de Broca, 1970) comédie romantique avec Marthe Keller et Philippe Noiret, Georges Delerue compose une partition d’une grande délicatesse, dominée par une valse douce-amère empreinte de charme et de nostalgie. Servie par un subtil dialogue entre piano, accordéon et cordes, cette musique incarne avec finesse l’esprit tendre et ironique du film. Pour le générique de fin, la valse se transforme en chanson sur des paroles d’Henri Lanoë, magnifiquement interprétée par Cora Vaucaire.
Dans Julie pot-de-colle (Philippe de Broca, 1977), avec Jean-Claude Brialy et Marlène Jobert, le compositeur signe un thème principal sur un rythme de valse qui cristallise la romance compliquée et attachante entre les deux personnages. Enfin, pour L’Ingénu (Norbert Carbonnaux, 1972), dernière réalisation du cinéaste avec Renaud Verley, Jean Lefebvre et Marianne Eggerickx, Delerue s’amuse à pasticher la musique baroque du début du XVIIIème siècle. Sa partition oscille avec malice entre des pièces d’inspiration folklorique, religieuse et militaire. Cette nouvelle édition, offre pour la première fois une version étendue des trois partitions, enrichie de nombreux morceaux inédits. Cette édition CD, est accompagnée d’un livret de 8 pages contenant un texte de Sylvain Pfeffer.

MUSIC BOX / THE MATCHMAKER
Music Box Records MBR-265 Compositeur : Philippe Sarde Réalisateurs : Costa-Gavras, Avi Nesher
Pour Music Box, Music Box, le thriller politique de Costa-Gavras avec Jessica Lange et Armin Mueller-Stahl, Philippe Sarde signe une partition austère et puissante. La musique s’articule autour de deux thèmes principaux : celui d’Ann, profondément mélancolique, et celui de la boîte à musique, épuré, presque enfantin, telle une comptine séculaire universelle. Leurs variations se répondent et s’entrelacent tout au long du film, renforçant l’atmosphère de tension et de révélation tragique. Pour The Matchmaker d’Avi Nesher, Philippe Sarde signe une partition d’une grande délicatesse pour ce drame romantique nostalgique. Le film évoque les silences du passé et les blessures secrètes de l’amour dans l’Israël des années 1960. Le compositeur adopte un langage musical impressionniste où l’orchestre se déploie à la manière d’un poème symphonique. Peu de synchronismes à l’image, mais un discours résolument mélodique et atmosphérique, parcouru de discrètes effluves yiddish. Cette partition, d’une profonde humanité, est disponible pour la première fois en CD. Ces deux œuvres, aux approches stylistiques distinctes, témoignent de la sensibilité et de la maîtrise de Philippe Sarde, capable d’accompagner avec la même justesse un drame historique intense et une chronique intimiste empreinte de nostalgie. Supervisé par Philippe Sarde et conçu par Édouard Dubois, cette édition comprend un livret de 12 pages incluant un texte rédigé par Édouard Dubois.

THE THIEF OF BAGDAD
Citadel Records STC77152 Compositeur : Miklós Rózsa Réalisateurs : Ludwig Berger, Michael Powell et Tim Whelan
Citadel Records présente Le Voleur de Bagdad (1940 Ludwig Berger, Michael Powell et Tim Whelan) avec Conrad Veidt, Sabu, June Duprez, John Justin, Miles Malleson, Morton Selten, Mary Morris, Hay Petrie, Allan Jeayes (dans le rôle du Conteur) et Rex Ingram (dans celui du Génie). La musique est composée par le légendaire Miklós Rózsa (Ben-Hur, Le Roi des rois, Le Cid). La partition est ici dirigée par le grand Elmer Bernstein (Les Sept Mercenaires, Du silence et des ombres) avec le Royal Philharmonic Orchestra et le Saltarello Choir. Le film a été réalisé par Ludwig Berger, Michael Powell et Tim Whelan, sur un scénario de Miles Malleson et Lajos Biro. Sorti en 1940, Le Voleur de Bagdad est un classique britannique du cinéma fantastique, remake du film éponyme de 1924. L’œuvre demeure un chef-d’œuvre intemporel, salué pour ses prouesses techniques révolutionnaires et ses effets spéciaux récompensés aux Oscars, qui éblouissent encore aujourd’hui. Les éléments fantastiques du film offrent une splendeur visuelle spectaculaire, sublimée par une magnifique photographie en Technicolor. Pour Miklós Rózsa, Le Voleur de Bagdad fut l’un des films qui assirent sa réputation, tant en Europe qu’en Amérique. Il n’avait alors que 30 ans…Né à Budapest (Hongrie) en 1907, le compositeur Miklós Rózsa a commencé l’étude du violon dès l’âge de cinq ans. Alors qu’il vivait à Londres en 1935, Rózsa fut engagé par le producteur Alexander Korda pour composer la musique du film Knight Without Armor. Plus tard, alors qu’il travaillait sur une autre production de Korda, The Thief of Bagdad, Rózsa s’installa en Californie, où il résida jusqu’à la fin de sa vie. Au cours de sa carrière cinématographique, il aborda de nombreux genres, mais se distingua particulièrement par ses musiques pour les films noirs des années 1940 et les grandes fresques historiques des années 1950 et 1960. Compositeur de formation classique, Rózsa était réputé pour le soin qu’il apportait à l’étude de l’histoire musicale des époques dépeintes dans les films auxquels il collaborait. Sa filmographie comprend notamment les musiques de The Thief of Bagdad, The Jungle Book, Double Indemnity, Spellbound, The Lost Weekend, Quo Vadis, Ivanhoe, Julius Caesar, Knights of the Round Table, Ben-Hur, King of Kings, El Cid, The Private Life of Sherlock Holmes, The Golden Voyage of Sinbad et Time After Time. Entre 1974 et 1979, le compositeur Elmer Bernstein, fervent défenseur de la préservation des musiques de films du passé, s’est offert un projet ambitieux et coûteux : réenregistrer des extraits de partitions mémorables signées par des confrères prestigieux, tels qu’Alfred Newman, Miklós Rózsa, Alex North ou encore Bernard Herrmann. Cette collection, qui s’étendait sur quatorze 33 tours, comprenait de nombreuses musiques inédites, dont le premier enregistrement de la partition perdue composée par Herrmann pour Le Rideau déchiré (Torn Curtain). Ces enregistrements historiques ont par la suite été réédités en CD par Film Score Monthly en 2006, dans un coffret en édition limitée. Cette réédition bénéficie d’une remastérisation effectuée par James Nelson (Digital Outland) et conserve les notes de pochette originales rédigées par Christopher Palmer.










