
un film de Brandt Andersen avec Yasmine Al Massri, Yahya Mahayni, Constantine Markoulakis, Omar Sy
sortie le 8 juillet 2026

L’HISTOIRE Amira travaille dans un grand hôpital à Chicago. Un message d’anniversaire fait vibrer son téléphone et le passé refait surface. Des années plus tôt, le soir de ses 40 ans, une bombe pulvérise son appartement à Alep. Amira n’a alors qu’un réflexe : saisir sa fille et fuir. Sur le chemin de l’exil, elle découvre que l’espoir a parfois le visage d’un inconnu, la force d’un geste simple et le pouvoir immense de changer une vie. Jusqu’où iriez-vous pour sauver ceux que vous aimez ?
L’AVIS Avec Le Passage, Brandt Andersen fait vivre par procuration aux spectateurs un drame qui hélas n’est pas qu’une fiction. Fuir et pleurer son pays bien aimé, détruit petit à petit soit par un ennemi intérieur soit par des forces étrangères, cela se répète régulièrement. Les dommages collatéraux sont subis par une population innocente. On vit avec ces émigrés pendant 1h43, on tremble avec eux, on pleure avec eux, grâce à une mise en scène efficace et des acteurs formidables. Yasmine Al Massri est exceptionnelle ainsi que Yahya Mahayni et surtout le commandant Grec, Constantine Markoulakis. C’est le moment le plus original, le plus fort, le plus bouleversant du film. Hélas il y a Omar Sy qui prouve une nouvelle fois qu’il est un très mauvais acteur. On ne croit pas une seule seconde à sa séquence, une des plus importantes du film, celle du salaud de passeur. Il est totalement ridicule ! Heureusement que tous les autres moments sont très très forts émotionnellement. Et puis, on sort de la salle abattu par tant de violence, il fait chaud, on va s’offrir une glace, une boisson fraîche, on retrouve des amis…et on pense au film puis on n’oublie ce drame comme le disait si justement Dutronc…Que faire ? C’est peut-être la vraie question que pose le film. C’est le commandement grec qui a la solution. L’Europe se pose le problème de cette émigration sans savoir la résoudre ? Nous on va retrouver notre petit lit douillet avec quand même une petite honte au ventre. Le Passage, un film à montrer à nos politiques de tout bord, à le jeune génération, mais surtout pas à mon voisin Syrien qui tente de se réinsérer en France et qui malgré ses diplômes ne trouve pas un logement décent du fait de son nom ? Honte à nous !










