«THÉÂTRE RIVE GAUCHE» : Madame Pylinska et le secret de Chopin

Théâtre Rive Gauche : Madame Pylinska et le secret de Chopin

Écrit et interprété par Eric Emmanuel Schmitt

 Au piano Nicolas Stavy

 Mise en scène Pascal Faber

Au théâtre Rive Gauche, son théâtre, Eric Emmanuel Schmitt interprète Madame Pylinska et le secret de Chopin, un texte dont il est l’auteur.

Sur la scène, un piano à queue, un Steinway, dans un décor cosy, une table de lecture, un fauteuil et le haut de la scène décoré de partitions multiples, des partitions de Chopin sans doute. Assis devant le clavier, un pianiste immobile et muet.

Attablé à son bureau, éclairé par une petite lampe, Eric Emmanuel Schmitt lit, puis commence son histoire car il nous raconte son histoire : l’apprentissage du piano avec une professeure polonaise, Madame Pylinska. Une femme un peu revêche. Sa méthode a de quoi surprendre.

« La musique est d’abord une expérience physique, montrez vous prodigue, écoutez avec votre corps entier »

Aussi ne touchera t’il le clavier qu’après avoir cueilli des gouttes de rosée sans faire tomber les pétales, après avoir respiré le vent au jardin du Luxembourg et après avoir écouté le silence du matin.

Chaque petit sketch astucieusement mis en scène par Pascal Faber est illustré par un intermède de Chopin, fort bien joué par Nicolas Stavy.

Á une question sur la virtuosité, Madame Pylinska s’exlame : « Si après des années d’études chez moi, on vous traitait de virtuose, je me pendrais !

On le voit, le ton est à la comédie didactique qui fonctionne à la perfection, la salle (bondée) rit abondamment et la musique de Chopin enchante comme à l’habitude.

L’émotion n’est pas absente, puisque le “voyage au pays de Chopin“ s’achève en Pologne où Madame Pylinska s’est retirée pour aller s’éteindre près de son héros. Eric Emmanuel Schmitt ne peut s’empêcher en racontant cette histoire d’y mêler celle de sa réussite d’écrivain, et il s’étale parfois un peu trop par des “Je“, “Moi qui ai étudié à l’Ecole Normale Supérieure, qui ai obtenu des prix et des prix, même en Pologne“, auto satisfaction qui lasse un peu et qui mériterait quelques coupes, le spectacle durerait un quart d’heure de moins, tout le monde serait content.

Nous assitons là à un spectacle populaire, les applaudissements et les rappels en font foi et Chopin, une fois de plus fut un excellent catalyseur de qualité.

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