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« AUDITORIUM MUSÉE D’ORSAY » : LÉGER – PELLÉAS – LÉVY

Esplanade Valéry Giscard d’Estaing 75007 Paris

Concert du 28 mai 2026, 20h

Dans la série Renoir et la Musique Sandra Bernhard a fait très fort en ce 28 mai 2026 en invitant l’Orchestre de Chambre Pelléas, sous la direction de son chef Benjain Lévy et avec en guest star Magali Léger.  C’est l’âge d’or de l’Opérette du XIXème siècle que cet orchestre a joué avec une joie sincère. Ce sont enchainés des ouvertures, des romances, des airs fameux. Benjamin Lévy n’était pas en reste. Il a présenté ces extraits d’opérettes avec beaucoup d’humour et a mené tambour battant son orchestre avec l’Ouverture de la Vie Parisienne, La Fille du Tambour Major de Jacques Offenbach, celle de l’Étoile d’Emmanuel Chabrier. Du même Chabrier après une Suite Pastorale charmante

il a accompagné Magali Léger, très en forme, deux airs de l’Étoile la jolie Romance de l’étoile, ainsi que la rose nouvelle. On a pu aussi l’entendre mutine et cabotinant – ces airs le demandent – dans Au chapeau je porte une croix d’or des Brigands d’Offenbach, Les Filles de Cadix de Léo Delibes, la chanson tzigane du Roi malgré lui de Chabrier et termina avec le superbe air de Fantasio d’Offenbach écrit par Alfred de Musset. Debussy était présent avec un arrangement d’Henri Busser – il a dirigé pratiquement toutes les premières représentations de Pélléas – de la Petite Suite – en bateau. L’orchestre l’a interprétée avec beaucoup d’émotion. Lévy a proposé son arrangement de la Gnossienne n°3 de Satie. Chaque instrument a été mis à l’honneur dans son arrangement, un beau geste pour remercier son orchestre. C’est dans la folie que ce concert s’est terminé – comme il a commencé d’ailleurs – avec le ballet de Geneviève de Brabant d’Offenbach bien sûr. En bis Le Pelléas, Léger, Lévy ont enflammé la salle déjà pas mal chaude avec l’air absolument stupide et extrêmement drôle, l’air archi connu des bisous d’Orphée aux Enfers, du toujours maestro Offenbach. Tout cela s’est terminé avec les bisous et sur scène entre instrumentistes et dans la salle en feu, malgré le froid polaire de l’air conditionné ! Et oui on sait encore s’amuser à Orsay. Renoir qui aimait les bals popu, les ginguettes, a dû se régaler et agiter ses pinceaux !

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