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« GALERIE CLAIRE CORCIA » : Sergio MOSCONA – « QUEL CIRQUE ! »

Galerie Claire Corcia 322, rue Saint-Martin – 75003 Paris

Exposition de Sergio Moscona jusqu’à la fin du mois de mai 2019

« Mon œuvre se nourrit de faits sociaux, c’est un jeu constant avec ce qui arrive, une interaction qui déplace et retourne les choses avec la seule intention de tenter de s’en approcher à partir d’un point où je puisse, dans la mesure du possible, les comprendre ».

Sergio Moscona

Le cirque tel est le thème de la nouvelle exposition de l’Argentin, Sergio Moscona, en résidence chez Claire Corcia. C’est un thème qui est souvent abordé par les artistes. De Picasso à Haring en passant par Renoir, Toulouse Lautrec, Rouault, Seurat, Matisse, Delaunay, Dufy, Chagall, Calder et bien d’autres c’est un univers qui les a toujours fasciné. Acrobates, clowns, dompteurs, écuyères, les sujets les plus éclectiques ont contribué à l’évolution de l’art contemporain.

Mais le mot cirque, l’expression cirque, désigne aussi le désordre, le trouble, le chaos, le lieu où règne une agitation incohérente, une comédie humaine outrée. En admirant ces grands formats de cet artiste exubérant, au sang chaud c’est la première émotion que l’on ressent. Il y a certes des clowns, des tigres des éléphants, mais qui participent à une fable pour pousser plus en avant l’inorganisation de la pensée humaine et ses problématiques socio-politiques. Cette obsession Moscona ne l’a jamais abandonnée.

Comme souvent dans ses toiles, la couleur est primordiale. Face à cette farce, il nous entraîne dans une vertigineuse et joyeuse ( ?) sarabande infernale avec des jaunes, des bleus, des rouges primaires, primitifs. Tout est au premier degré dans cette empoignade qui n’a ni début ni fin, où règne l’incommunicabilité, la sauvagerie des hommes. L’anthropomorphisme est très discuté aujourd’hui, à la          mode même, et Moscona sans donner de réponse le pose dans cette exposition. Il donne à réfléchir sur la dualité homme/animal – animal/homme.

Horreur totale et tragédie comique sont jetées dans un désordre contrôlé sur ses toiles avec un hommage assumé à Guernica.

Nous sommes chez Claire Corcia avec Moscona dans un espace à la Federico Fellini qui lui aussi a toujours été fasciné par le cirque, et les musiques de Nino de Rota de la « Strada » à « 8 ½ » ont su transcender les obsessions du réalisateur.

Sergio Moscona a lui aussi cette musique incessante dans sa tête, et ses toiles nous la font vivre en cinémascope et technicolor. Viva la Vida !

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