
Esplanade Valérie Giscard D’Estaing
Mardi 24 mars 2026, 12h30

Dans la série de concerts Une Œuvre, un concert, Sandra Berhnard, avec son énergie habituelle a présenté cinq femmes – Marie-Laure Garnier, soprano, Ida Derbesse, Elena Watson-Perry, violon, Claire Pass-Lanneau, alto, Fiona Robson, violoncelle pour un concert autour d’une œuvre de Georgiana Louisa Berkeley : Paysage de villa italienne au bord d’un lac avec huit portraits. Il y a des moments au concert où un certain charme opère. Les œuvres choisies, les artistes qui les interprètent, on ne serait le dire, mais c’était un heure enchantée à laquelle nous avons assistée. Le programme était choisie en partenariat avec la Cité des compositrices qui célèbre des créations féminines rarement mis en avant. Une œuvre et un répertoire méconnue. EN CHANT É oui c’est la voix qui était mise en avant dans cet étonnant récital. La voix c’était celle de la soprano Marie-Laure Garnier. Elle interpréta splendidement des mélodies : de Marcelle de Manzialy (1899’1989)– Claire Nuit –, une œuvre de Charlotte Sohy (1897-1955), en trois parties Méditation – . Ce sont deux mélodies, œuvres de jeunesse (1927d’Henriette Püig-Roget (1910-1992), qui suivirent. Henriette a fait ses études à Paris dans la classe de Marcel Dupré, elle a été organiste et a composé pour cet instrument, pour le piano, et pour la musique vocale. C’est une œuvre de Ina Boyle (1889-1967) très émouvante Still Falls the Rain qu’interpréta ensuite Marie-Laure avec beaucoup de sentiment de tristesse ; Still falls the Rain –La pluie tombe encore -/Dark as the world of man, black as our loss –Sombre comme le monde des hommes, noire comme notre perte -/Blind as the nineteen hundred and forty nails – Aveugles comme les mille neuf cent quarante clous / Upon the Cross.- Sur la Croix.

Toutes ces superbes mélodies étaient bien sûr accompagnée avec précision, musicalité, douceur même par le Quatuor Magenta, très à l’écoute de Garnier. Le quatuor seul, a joué un quatuor d’Henriette Bosmans (1895-1952) compositrice qui a eu une vie assez mouvementée du fait qu’elle était juive. Son quatuor est très chantant. Bosmans a écrit un très beau passage où le violoncelle fait un duo avec l’alto plein de tendresse. Oui la tendresse était sur le plateau en ce mardi, d’ailleurs c’est avec deux mélodies d’amour que s’est terminé ce récital avec Comme Moi de Margueritte Monnot – et l’Hymne à l’amour de Piaf. Oui on se foutait des problèmes du monde avec ces dames dans l’auditorium du musée d’Orsay, puisque la musique y réunissait ceux qui l’aime !










