
Jardin des Tuileries, Place de la Concorde 75001 Paris
jusqu’au 20 juillet 2026

Le musée de l’Orangerie organise une exposition monographique autour du peintre Henri Rousseau, rassemblant des prêts majeurs d’institutions internationales. Cette coproduction a été inaugurée en octobre 2025 à Philadelphie, puis est présentée au musée de l’Orangerie jusqu’au 20 juillet 2026.

À cette occasion, le musée de l’Orangerie est le premier à bénéficier de prêts issus de la collection de la Fondation Barnes, réunissant de manière inédite un important corpus d’œuvres d’Henri Rousseau passé entre les mains du marchand Paul Guillaume. Ce dernier dont la collection constitue le cœur du musée de l’Orangerie, a été l’intermédiaire d’Albert Barnes pour l’achat de ses dix-huit peintures de Rousseau.

Il a lui-même été un fervent collectionneur de l’artiste, ayant possédé jusqu’à cinquante œuvres de la main du peintre. Neuf d’entre elles appartiennent aujourd’hui à la collection du musée de l’Orangerie, auxquelles s’ajoute une acquisition récente de deux petits portraits.

Une cinquantaine d’œuvres sont présentées issues des collections de ces deux institutions et de prêts d’œuvres clés d’institutions européennes et américaines. Cette exposition revient sur la carrière d’Henri Rousseau (1844-1910), sa pratique picturale et ses ambitions professionnelles.

Venu à Paris depuis sa Mayenne natale, il décide à l’âge de 49 ans de prendre sa retraite de l’octroi pour se consacrer entièrement à la peinture. L’artiste a su diversifier les genres et les techniques pour se faire une place sur la scène artistique parisienne : compositions envoyées au Salon des Indépendants, réponses à des commandes publiques pour orner les hôtels de ville d’Île-de-France, portraits commandés par son entourage, paysages destinés à la vente, ou encore autoportraits plus intimes.

L’exposition entend dépasser les légendes entourant le nom du Douanier Rousseau pour étudier en profondeur son parcours artistique. Des sections thématiques permettent d’aborder la matérialité des œuvres et de les replacer dans le contexte du marché de l’art moderne auquel Paul Guillaume et Albert Barnes ont largement participé.

Faire dialoguer les deux plus importantes collections de l’artiste avec des œuvres majeures issues de collections publiques internationales est l’occasion d’étudier un large corpus sous l’angle de la matérialité.

Dans le parcours, un dispositif numérique permet de valoriser ces analyses scientifiques, et propose au public d’entrer de façon plus concrète dans l’étude de la matérialité des œuvres et révélant le processus créatif de Rousseau. Il ne reste que quelques jours !










