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« LA MAISON DE LA RADIO ET DE LA MUSIQUE » : NEEVES – BRITTEN – WEILL – SCHOENBERG – JEANNIN – SOW

Auditorium de Radio France

116 avenue du Président Kennedy 75016 Paris

mardi 2 avril 2024, 20h

Helen Neeves : W Krainie Kolysanki

Benjamin Britten : The Children’s Crusade op.82

Kurt Weill : Das Berliner Requiem

Arnold Schoenberg : Friede auf Erden

David Lefort, ténor, Mark Pancek, baryton, Lucille Dollat, orgue, Géraldine Dutroncy, piano, Étudiants du CRR de Paris, du CNSMDP et du Pôle sud Sup’93,

Ensemble Intercontemporain

Maîtrise de Radio France, Sophie Jeannin, direction

Chœur de Radio France, Lionel Sow, direction

Bon, que ne vous n’étiez point-là ? S’il y avait a place to be c’était bien à l’Auditorium de Radio France en ce mardi pluvieux qu’il fallait être. La Maîtrise et le Chœur ont fait un spectacle musical d’une heure et demi sans entracte, sans pause, avec une mise en place de grande tenue. Chacun, chacune, chanteurs, musiciens, disparaissaient laissant la place à l’autre, avec discrétion, la musique toujours présente. De berceuses polonaises arrangeaient par Helen Neeves, la maîtrise sous la direction précise de Sophie Jeannin enchaînait avec…

En mil neuf cent trente-neuf en Pologne/ Il y eut une bataille sanglante/ Qui a transformé villes et villages en zones désertes… un texte de Brecht mis en musique par Benjamin Britten, une sorte de Requiem de Guerre, les enfants partaient du plateau ainsi que les percussionnistes et

entraient discrètement l’Ensemble Intercontemporain, le Chœur avec un enchaînement parfait, enchainait sur un texte de nouveau de Brecht avec le Berliner Requiem écrit par Kurt Weill. Sophie laissait sa place à Lionel qui, sans arrêt, prenait la direction, Louez la nuit qui vous couvre d’obscurité ! Venez et vers les cieux/ Tous en foule, levez les yeux/ C’est fait, le jour vous a quittés.

Sans s’en apercevoir David Lefort, au milieu des instruments laissés par les prédécesseurs, prenait le chant pour interpréter l’Epitaph et le Premier poème du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe avec le Chœur..C’est pourquoi elle a fui cette vie/ de rêve. Repose en paix – à l’origine il parlait de Rosa Luxembourg mais Brecht a dû changer son nom en celui de la vierge Johanna Beck ! Cette œuvre subversive mis sur les ondes en 1929 ne fut rejouée qu’en 1967.

C’est le baryton Mark Pancek, venu de nulle part, à cour, qui a interprété le deuxième poème du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe. ..Son visage était vivant comme le nôtre/ Avant d’être mis en bouillie, de n’être plus/ Et jamais plus/ On ne le verra en ce monde : Ni intact ni en bouillie. C’est pour finir le magnifique Grand Choral d’action de grâce que le Chœur d’hommes entonna.. Et vous pouvez mourir sans crainte

pendant que les chanteuses entraient discrètement sur scène pour interprétaient Paix sur la Terre d’Arnold Schoenberg….De princes puissants/ Dont les trompettes claires proclameront:/ Paix sur la terre ! Les lumières du plateau accompagnaient tous ces changements. C’était une soirée magique, terriblement vibrante, émouvante même. Heureusement elle a été captée et nous pouvons l’écouter et même la regarder sur francemusique.fr. Beinh quelle chance vous avez, mais dommage pour vous il vous manquera ces vibrations que seul le direct peut apporter avec un si spectaculaire concert ! Et le ciel résonnait encore de ces mots:/ Paix sur la terre ! Elle a été créé à quelle époque cette œuvre ? La première a eu lieu à Vienne en 1911…sans commentaire…

 

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